L’élevage de la tortue sillonnée Geochelone sulcata

La tortue sillonnée est un reptile originaire d’Afrique subsaharienne. Nommée Geochelone sulcata par les scientifiques, il s’agit de la troisième plus grosse espèce de tortue sur terre, après les tortues géantes des Seychelles et des Galapagos. Il s’agit d’une espèce facile à garder en captivité. Tout au moins durant les premières années, avant que les sujets ne deviennent des géants de plusieurs dizaines de kilogrammes.

Alimentation de la tortue sillonnée

La tortue sillonnée s’alimente surtout de végétaux et plus particulièrement d’herbes. Toutefois, de petites proies et des restes d’animaux entrent aussi dans son alimentation. En captivité, la tortue sillonnée doit recevoir une alimentation riche en fibre, mais aussi en calcium. La teneur en calcium est variable en fonction des espèces végétales.

Le foin sera proposé tout au long de l’année aux adultes à volonté. Les plus jeunes individus seront nourris par des aliments plus tendres. La mâches est particulièrement appréciée et est souvent utilisée.

Pour apporter suffisamment de calcium aux tortues et permettre le développement harmonieux de la carapace, des os de seiche seront disposés dans leur enclos.

Comportement de la tortue sulcata

Les tortues sillonnées sont des animaux solitaires. Les individus interagissent entre eux lors des accouplements ou durant les affrontements entre mâles rivaux. Toutefois, en captivité les tortues sillonnées sont généralement gardées en groupe.

La cohabitation est facile entre un mâle et plusieurs femelles. Par contre, la présence de deux mâles peut poser des problèmes. Pour limiter les affrontements, il faut que l’enclos soit assez grand et compte des écrans visuels.

Enclos et aménagement

Geochelone sulcata est l’une des plus grosses espèces de tortue. Il convient donc de lui offrir des installations de grandes dimensions. Un enclos de plus de 100 mètres carrés peut recevoir deux ou trois individus. Mais cette espèce active bénéficiera de plus de surface à sa disposition.

Les jeunes tortues sillonnées seront gardées la première année dans un terrarium. Les jeunes individus demandent des conditions thermiques plus stables. On pourra sortir en extérieur les tortues dont la longueur de carapace est supérieure à 15 centimètres.

La tortues sillonnées est une espèce originaires de région au climat chaud. Dans les zones sahéliennes, les températures sont très chaudes en milieu de journée, quelle que soit la saison. En captivité et sous nos climats tempérés, les tortues doivent pouvoir s’exposer à une source de chaleur suffisante.

Il faut donc proposer l’accès en permanence à un abri chauffé. La température minimale nocturne doit être de 20°C. Bien que l’espèce puisse supporter des températures plus fraîches. Durant la journée, la température de l’air doit être portée à 25°C au plus bas. Enfin, une lampe chauffante permet de créer un point chaud aux environs de 35°C.

Si les conditions climatiques ne permettent pas de faire sortir les tortues tout au long de l’année, il est nécessaire d’ajouter aux équipements de l’abri, une source de rayons ultraviolets. Ce rayonnement invisible est indispensable pour l’activation de la vitamine D et par conséquent l’absorption et la fixation du calcium apporté par l’alimentation.

De tels équipements demandent de la place, mais aussi un budget conséquent – coût de la construction puis de l’énergie – que peu d’amateurs peuvent offrir. C’est pour cette raison que l’on déconseille l’acquisition de cette espèce; notamment pour les débutants.

Pour résumer

La tortue sillonnée est une espèce que l’on peut garder à condition d’avoir suffisamment de place à l’extérieur, ainsi qu’un abri chauffé équipé de lampes UV et infrarouge. Mais avec ses dimensions importantes après quelques années d’âge, cette espèce n’est nullement adaptée à l’élevage dans un terrarium.

Si vous ne disposez pas de suffisamment de place ou si vous pensez ne pas avoir les ressources financières pour couvrir les besoins alimentaire et payer les facteurs d’énergie, mieux vaut vous orienter vers une espèce de région tempérée.